Yves

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L’art de la direction d’orchestre est très délicat, il faut rester calme, patient et être très clair dans ses explications. Dans le cas qui se présente ici, Francis, notre chef d’orchestre, s’attaque à un point vital dans un orchestre : les nuances… Démonstration !
 

Francis : – Si vous n’entendez pas votre voisin, c’est que vous jouez trop fort. On reprend le morceau et écoutez vos voisins ! Francis donne le départ. Le morceau démarre par une soutenue de basse solo mais Michel, le bassiste, ne joue pas… silence total… Le chef s’arrête : – Michel, c’est que je ne t’ai pas entendu ! Myriam (saxophone) : – c’est que tu diriges trop fort, chef !

A l’EIW, certains instruments sont tellement vieux qu’ils nécessitent parfois quelques rafistolages de fortune (d’ailleurs, si vous voulez nous aider à renouveler notre matériel, n’hésitez pas à prendre contact avec nous !).

Dans le cas qui nous intéresse ici, c’est une opération chirurgicale de haute précision qui a mobilisé toute l’habileté de notre équipe de percussion. Comme vous pouvez le constater sur la photo qui suit, l’opération « ligature de trompe » a très bien réussi. La trompe se porte bien et a déjà participé à plusieurs concerts sans défaillir. Malheureusement, elle ne pourra plus avoir de petits ! Dans la vie, il y a toujours quelques couacs,mais on s’en remet!
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La musique, pour les musiciens de l’EIW, c’est sacré! A fortiori, si on la joue dans une Eglise… à Noël… C’est ainsi que, par une froide soirée d’hiver, les musiciens de l’EIW se rassemblent dans une église pour la générale du concert de Noël. La salle est vide, les instruments sont froids, les musiciens sont dans le choeur, prêts à jouer. Le chef bat les premières mesures et s’arrête sur un accord d’une justesse à fendre l’âme d’un accordeur de piano: Le chef (ahuri): – c’est quoi cet accord? La réponse fuse du coin des trombones (sous les bras ouverts de Jésus) Raphaël: – c’est l’accord du Christ, chef! Fou rire général. L’histoire ne le dit pas, mais il me semble qu’on n’a jamais représenté Jésus avec un instrument à la main…

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Jouer dans un orchestre, c’est une excellente façon de progresser et d’apprendre plein de choses… pour les musiciens de tous niveaux. L’anecdote suivante se rapporte d’ailleurs à un musicien expérimenté qui vient trouver le chef et lui annoncer fièrement qu’il peut dorénavant jouer 2 extras notes de plus sur son instrument (celui qui se joue de travers…). Le chef (rosse): – ah oui? la note de frais et la nota bene? Le musicien (faussement rancunier): – je le retiendrai dans une note de bas de page! Allez, bona notte!


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Il faut se rendre compte que pour jouer dans un orchestre, il faut une bonne capacité de synchronisation… que ce soit au point de vue de la ponctualité (gnak), de commencer les morceaux ensemble, de le terminer aussi ensemble, d’être juste ensemble, mais aussi lorsqu’on est arrêté et qu’il faut reprendre à une mesure précise.A ce titre, les nécessaires indications de reprise prennent parfois des formes inattendues, en voici un petit florilège: Le Chef: – On reprend à 35… C’est quelque part entre 30 et 39 (comme quoi, il ne faut pas être nécessairement calé en math pour faire de la musique!).- Au 177 pour tout le monde. Et pour les autres aussi. (On ne sait jamais!) – 27 … tu ne trouves pas ? Tu n’as rien à jouer, c’est peut-être pour ça ? Il faut dire que l’intéressé, entendant « Lord of the Rings, 187 », avait cru qu’il fallait commencer à la mesure 187 … (Et oui, on peut aussi jouer de la musique et être très fatigué…!)